Station Eleven

stationeleven

Emily St. John Mandel

Rivages, 2016

Cela fait très très longtemps que je n’ai pas lu un roman post-apocalyptique mais c’est un genre que j’aime beaucoup. Celui-ci me faisait de l’œil depuis très longtemps. J’en ai apprécié la lecture.

La pandémie, une grippe venue de Géorgie a éradiqué 99% de la population mondiale. Ceci me semble un début tout à fait plausible. Bien sûr, on découvre des survivants, qui ne sont pas devenus des zombies, qui ont du faire face à un monde totalement différent. Déjà, comme il n’y a plus personne pour faire fonctionner l’ensemble des technologies, il n’y a plus d’eau, d’électricité, de pétrole et le monde est totalement désorganisé. Avec ce roman, on se retrouve sur la route avec la troupe de la Symphonie Itinérante qui est composée de musiciens et de comédiens. Cette troupe itinérante joue des pièces de Shakespeare et joue de la musique classique. J’aime que Shakespeare ait survécu à ce drame et apporte beaucoup d’espoir sur la place de l’Art. Le rythme, au début de l’histoire, est lent comme le rythme de déplacement de cette troupe. Ils se déplacent à pieds et les voitures sont tirés par des chevaux. On découvre cette troupe qui se rend dans une petite ville. On découvre leur histoire.

Tout le roman est un assemblage de moments : avant, pendant et après la pandémie. Les différents éléments de l’histoire se resserrent au fur et à mesure de la lecture. Les allers et retours dans le passé des différents personnages donnent un rythme au livre et permet de mieux comprendre tout ce qui s’est passé. On en découvre plus sur cette pandémie et comment les gens ont réagi à cela et se sont organisés. Ce qu’on découvre est tout à fait plausible.

Les romans post-apocalyptiques montrent souvent des hordes de gens violents et pillards qui sillonnent un territoire. Ici, ce n’est pas le choix qui a été fait par l’auteure. Les routes ne sont pas bien sûres mais les petites communautés sont paisibles et l’ordre, l’entraide y règne.

Comme toute la population a été quasiment éradiquée, toutes les personnes qui restent comptent et sont essentielles au bien être de la communauté. On suit aussi le destin d’un roman graphique « Dr Eleven » qui est l’œuvre qui occupa une partie de la vie de Miranda. On la découvre dans la conception tous les jours dessinant, traçant, écrivant et poursuivant son histoire. On suit l’itinéraire de ce roman graphique.

De l’espoir renaît à la fin de ce livre. L’auteure y montre toute l’humanité de chaque humain et que ces survivants ont conscience de leur chance d’être vivant et ont la volonté de faire au mieux. J’ai apprécié que cela soit un roman pour moi malgré tout réaliste et foncièrement positif sur le devenir de l’être humain en cas de catastrophe.

L’enfer, c’est l’absence de ceux qu’on voudrait tant avoir auprès de soi.

 

4 réflexions sur “Station Eleven

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s