New York Odyssée

Kristopher Jansma

Editions Rue Fromentin, 2017

Petit pavé que j’ai mis longtemps à lire.

J’ai beaucoup aimé le prologue qui se lit comme un cri à la vie si insupportable. Nous découvrons tous les personnages à une fête de Noël dans une galerie où travaille Irène. Les personnages ont tous un truc particulier (comme tout le monde je pense). Jacob est le plus extravagant, il écrit des poèmes et travaille dans une structure psychiatrique pour adolescents. George est un astronome qui étudie une étoile depuis 4 ans qui s’est détruite il y a 200 ans mais il vient seulement de l’apprendre. Sara est une rédactrice en chef et celle qui organise tout pour le groupe. William travaille dans un cabinet d’investissement. Irène est l’artiste et travaille dans une galerie d’art. Tout ce petit monde se connait depuis l’adolescence et ont décidé d’aller à New York travailler pour « sucer la vie jusqu’à la moelle ». Ce dernier concept me semblait intéressant à exploiter mais j’ai trouvé que les personnages font plutôt du surplace au niveau de leur nombril que de prendre la vie à bras le corps. 

Tout ce petit groupe se trouve confronté au cancer survenu chez Irène. La vie se met en suspension.

Je suis désolée, Mme Richmond, mais j’ai vu des commandos de marine qui ne pouvaient pas gérer ça tout seuls. Vous allez avoir besoin de soutien. Il faudra vous entourer de personnes pour vous accompagner à vos traitements puis vous ramener chez vous. Vous allez vous sentir malade tout le temps. Il faudra que quelqu’un vous fasse manger parce que vous ne voudrez plus manger. Vous allez avoir besoin de faire des démarches, de remplir des formulaires d’assurance maladie et d’avoir du linge propre. Vous avez vu ces filles sur Lifetime avec des petits enfants adorables et de jolies femmes toujours courageuses et stoïques. Il leur arrive de vomir, de perdre leurs cheveux, de maigrir… mais ce n’est rien. Ce n’est que le début. Ecoutez-moi. Vous allez devoir mener une guerre contre votre propre corps. Il n’y a pas d’autre image pour le décrire.
Irène sentait chaque fibre de son corps malade ou saine, se tordre de peur. Que savait-elle de la guerre ? Métaphoriquement au autre.

J’ai trouvé la première partie du livre, longue, très longue…  Seul le personnage d’Irène m’a semblé intéressant et celui de Sara qui se bât pour elle. Il y a un avant, un pendant et un après le cancer d’Irène. Les personnages ont évolué avec la maladie de leur amie. Ils ont été remplis de plus d’humanité, de peurs aussi… Mais j’ai eu beaucoup de mal à lire ce livre. Le développement de l’histoire était très très lent et cela ne donnait pas plus de profondeur psychologique aux personnages, on reste en surface. On voit l’impact de ce drame sur ce groupe d’amis qui resteront marqués par cette épreuve et la perte de leur amie. Mais je n’ai pas adhéré. J’ai persisté à le lire durant au moins trois semaines néanmoins. 

La lecture du livre m’a fait penser à celle que j’avais faite de « Les intéressants » de Meg Wolitzer, du même éditeur d’ailleurs, qui racontait aussi l’histoire d’une bande d’amis. Un rythme aussi très très lent auquel je n’avais pas adhéré.

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