L’homme de Grand Soleil

Jacques Gaubil

Paul et Mike, 2018

Présentation de l’éditeur

Un rien enseveli sous la neige, une température avec des pointes en hiver à moins quarante-neuf et une moyenne d’âge de soixante-sept ans : ce n’était pas un village mais un congélateur à vieux. »

Un médecin de Montréal se rend tous les mois à Grand Soleil, un village perdu dans le Québec arctique. Docteur de l’âme autant que du corps, il y rencontre Cléophas, un patient particulier. Conservé par le froid qui a saisi cette partie du Canada, l’homme de Grand Soleil a vécu caché, il n’a rien écrit, rien accompli de notable et personne ne le connaît. Pourtant son apparition va tout bouleverser, sous le regard impuissant du médecin, témoin d’un monde qui se délite.

Avec une plume intelligente, incisive et souvent drôle, Jacques Gaubil dresse un portrait froid et parfois cruel de l’homme moderne, tout en proposant un récit bienveillant et chaleureux.

Mon avis

Ma lecture de ce livre a été décousue. Et la liseuse n’est pas pratique pour cela. Vouloir relire un passage pour mieux comprendre une nouvelle action, cela n’a pas été possible. Je n’ai pas su apprécié ce livre à sa pleine valeur. Bon, j’ai trouvé des choses très drôles. Insuffler du burlesque dans ce récit parfois extravagant en y mêlant Trump, j’ai trouvé cela extraordinaire. La réalité qui concerne Cléophas m’a vraiment intéressée comme si la glace de l’Arctique conserve en isolant des peuplades et perpétuant et conservant des reliques. Le rythme plutôt lent et introspectif du narrateur m’a freiné dans cette lecture. Je retiens de ce roman que notre monde est un monde ancien, qu’une ère vient de se finir et qu’on entre dans une nouvelle ère.

Et puis la vie est passée, comme je l’aime, monotone. Une narcose des sentiments, un engourdissement de la pensée. Pas de guerre des alambics, pas de livres inattendus, pas de surhomme qui souffre, pas d’elle. Mais plutôt des polars au climat tropical, des Shabbat avec des minuteries, des patients croyants et vulnérables, des gens qui courent dans des parcs et du Trump, beaucoup de Trump ! Du Trump à gogo ! Une vie telle qu’elle devrait toujours se dérouler, une grisaille qui anesthésie, la vie, la vraie.

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