La mer monte

Aude Le Corff

Stock, 2019

Premier roman que je lis d’Aude Le Corff.

2042. La transition écologique a eu lieu. Les températures sont caniculaires à Paris. Le niveau de la mer a monté. Aude Le Corff décrit cette société qui a du s’adapter en urgence. Mais l’essentiel de l’histoire se centre sur Lisa et le passé de sa mère, Laure.

L’auteure nous embarque sur un mystère dans le passé de Laure qui est la disparition de son petit ami, Thomas, une disparition soudaine qui a eu des conséquences sur toute sa vie et aussi celle de Lisa.  Le roman alterne entre le journal de Laure qui a été lu par Lisa et les parties de Lisa qui cherchent à comprendre sa mère et enquête . J’ai été attiré par ce livre car j’avais envie de découvrir comment Aude Le Corff imaginait notre monde dans 30 ans. C’est juste une description de fond.

L’idée de départ est intéressante mais j’ai ressenti beaucoup de longueurs à la lecture. La description du monde de 2042 n’est pas suffisamment liée de manière fluide à l’histoire des personnages. L’alternance du passé de Laure et le monde de 2042, la relation entre la mère et la fille, ce mystère de cette disparition où on ne comprend pas qu’il y ait eu autant d’impact sur l’histoire de cette famille m’ont semblé un peu confus.

Un état d’urgence mondial fut décrété. Plus question de continuer à produire de gaz à effet de serre, à l’évidence, le monde ne le supportait plus. Dès 2024, le diesel et l’essence furent bannis des pays occidentaux, du Japon et de la Chine. Les centrales à charbon et les raffineries qui figuraient parmi les plus polluantes commencèrent à fermer. Les usines qui ne respectaient pas le zéro carbone furent plastiquées par des groupuscules écologistes, de plus en plus puissants et nombreux. Des villes entières sont restées sans électricité fiable et régulière pendant des mois, le temps que des solutions alternatives se mettent en place. Un effort spectaculaire a été entrepris pour développer les énergies propres au détriment des lobbys, et rapidement, les voitures électriques, solaires ou à hydrogène sont devenues la norme. Tout fonctionne dans nos pays favorisés grâce aux énergies renouvelables, au recyclage, à la biomasse, avec une optimisation de la gestion de l’eau. Le résultat se fit rapidement sentir, les citadins respiraient mieux, nous mangions plus sainement. 

Oui, les années à venir vont être décisives mais on a l’impression que le monde pratique la politique de l’ autruche. Impression qu’on ne peut rien attendre des gouvernements mais que chacun doit agir pour notre Terre. Dans ce roman, cela s’est fait dans l’urgence suite à des catastrophes telle que la destruction de New York par un ouragan.

 

2 réflexions sur “La mer monte

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