La langue des oiseaux

Claudie Hunzinger

Grasset 2014

 

La langue des oiseaux

J’ai choisir de lire ce livre car j’avais beaucoup aimé de cette auteur « Elles vivaient d’espoir » et aimé encore plus « La survivance » où ce couple de libraires se retrouvent avec leur stock de livres dans une masure délabrée à la montagne.

Ici, la narratrice part aussi dans un lieu isolée à la montagne.

« J’avais un master d’histoire de l’art, quarante-trois ans depuis peu, et un emploi de correctrice (dans un quotidien) que je venais de lâcher. J’avais aussi de quoi vivre un an, et un premier roman qui venait de paraître au milieu de cinq cent autres. Me voir publiée m’avait donné une audace inconnue, de somnambule, et soudain un vague effroi qui m’avait réveillée, car je venais d’apprendre déjà sur la route, que j’aurais à revenir à Paris le temps d’un saut sur un plateau télé y parler de mon livre. »

La narratrice s’installe dans une cabane qui fait une seule pièce.

« A première vue, j’étais partie seule. Faux. J’avais emporté des livres. Des livres particuliers, écrits par des insimis de naissance : des poètes. Une américaine, Emily Dickinson, je l’ai déjà présentée. Et deux chinois du VIIIe siècle, Li Bai et Du Fu (autrefois, on écrivait Li Po et Du Fu). Et j’y avais joint un Russe du début du XXe siècle : Isaac Babel. Ainsi, en réalité, nous étions cinq dans cet abri, plus le grondement terrible de l’Histoire que deux d’entre eux contenaient.

J’avais aussi emporté une paire de jumelle et le Peterson, car j’avais un programme en allant là-bas : traduire mes Chinois, observer les oiseaux. »

J’ai beaucoup aimé le récit de son installation solitaire et aussi ce qu’elle dit de ses livres, de la raison pour laquelle elle a quitté Paris.

Elle développe une relation avec un Japonaise, via Ebay et je trouve que là l’histoire perd de son intérêt. On peut s’extasier sur les annonces de cette Japonaise qui sont très poétiques et intéressantes au niveau de l’écriture

Mais j’ai beaucoup moins aimé la relation qu’elle développe avec cette jeune Japonaise via internet et ensuite leur rencontre.

Cela l’amène à s’intéresser au sentiment d’étrangeté face à cette étrangère. Pourquoi cette relation ? Pour échapper à solitude ? Le travail sur la langue ? En effet, cette japonaise s’interroge sur le français, les mots…

« Avec leur absence d’affection, mes parents, c’est un cadeau (un étrange cadeau mais un cadeau) qu’ils m’ont fait. Ils m’ont offert la solitude. Ils ont laissé la place, en moi, au manque, au rêve. A l’appel d’air. « 

Je crois que c’est cette solitude qui est nécessaire au travail d’écrivain et aussi au fait de pouvoir partir et envisager de vivre dans un endroit isolé à la montagne pendant un an.

J’aime cette solitude.

 

 

 

 

 

Publicités

Des livres qui me transportent

Peu venue depuis longtemps, mais la vie professionnelle m’a accaparée. J’ai néanmoins lu et pris des notes sur mes lectures et espère d’ici là rédiger au mieux un petit article sur chacun d’eux.

Je signale trois livres que j’ai aimé d’amour et que je viens de dévorer :

« La langue des oiseaux » de Claudie Hunzinger

J’avais beaucoup aimé de cette auteur « Elles vivaient d’espoir », mais j’ai encore plus aimé « La survivance » qui raconte le refuge d’un couple de libraires en faillite qui trouve refuge avec leur stock de livres dans une vieille maison délabrée à la montagne. Je ne désespère pas de trouver un jour « Bambois, la vie verte » qui n’est plus édité. Bon, j’avoue j’en suis au début du livre, mais d’ici peu, il sera lu, je ne peux pas le lâcher. Je rêve de partir dans un endroit isolé au milieu de la nature. Dans ce livre, c’est ce qui se passe. La narratrice part à la montagne dans une « baraque » sommaire et entretient sur Ebay des étranges échanges avec une jeune japonaise.

« Ma bibliothèque : Lire, écrire, transmettre » de Cécile Ladjali

Pour les amoureux des bibliothèques, des livres, de la littérature. J’adore tout simplement ce livre. Se raconter à travers sa bibliothèque et les auteurs lus.

« Mon année Salinger » de Joanna Smith-Rakoff

C’est un récit très intéressant sur une jeune assistante qui travaille dans une agence littéraire qui gère entre autres auteurs Salinger mais aussi les nombreux courriers de lecteurs de Salinger.

Je poursuis ma découverte de Salinger au prisme du regard de cette jeune femme. J’avais eu un regard très négatif sur cet écrivain au travers du récit de Joyce Maynard « Et devant moi le monde » qui raconte sa liaison avec Salinger alors qu’elle a tout juste 18 ans et lui plus de 50 ans. Un type particulier et abominable.

Malgré tout, ce livre m’a donné envie de lire « Franny et Zooey » de Salinger. Donc, certainement, une de mes prochaines lectures.

 

Le langage des oiseaux       Ma bibliothèque       Mon année Salinger