Les fidélités

Diane Brasseur

Allary Editions, 2014

Les fidélités

 

C’est un livre qui traite de l’adultère du point de vue d’un homme de 54 ans.

Tout est articulé pour que cela soit possible. Cet homme travaille à Paris la semaine et retrouve sa femme et ses enfants à Marseille le week-end.

La semaine, il est avec sa maîtresse.

Je l’avoue, cela a toujours été un mystère : l’infidélité dans un couple. Pour moi, si on est infidèle, c’est que cela va mal dans son couple. Pourquoi ne pas mettre fin à cette histoire au lieu de vivre dans le mensonge en permanence ?

Dans ce livre, cet homme aime aussi sa femme mais apprécie aussi le corps de cette jeune Alix, à qui il évite de dire qu’il aime. Sa femme n’est pas une effroyable mégère, elle semble plutôt douce et agréable. On sent la tendresse, l’amour de cet homme pour sa femme.

« J’oublie ce qui se passe à l’autre bout de ma vie sans l’oublier. »

Cela résume bien son état d’esprit, comment il vit cette double-vie. Il vit l’instant présent avec chacune mais en ayant un pincement au cœur, une pensée pour l’autre.

« Chez Alix, je ne suis pas chez moi et chez moi, je deviens un étranger. »

Sur sa relation avec Alix, il dit :

« Depuis le début, nous nous voyons sans être obligés de réussir notre histoire puisque je suis marié. Nous avons appris à nous connaître sans enjeux. Librement. »

« C’est très fort.

Alix se sent vivante et moi aussi je me sens vivant.

Quand nous ne sommes pas ensemble, nous sommes dans le manque. »

Au bout d’un an, on voit que cela est difficile à vivre. On sent son envie de tout raconter à sa femme. Et finalement, il opte pour ne rien dire.

Ce livre a certainement adoucit ma vision des hommes et des femmes qui trompent leur conjoint. Se sentir vivant à travers une histoire, à travers les yeux de quelqu’un, je peux le comprendre. Mais ce que je comprends c’est que la  vie de ces hommes ou femmes n’est pas équilibrée, satisfaisante et qu’il faut soit se contenter d’un certain ronronnement ou bien se lancer dans le vide et être soi-même.

Moi, j’opte pour la deuxième solution. On a qu’une seule vie et il faut la vivre selon ce qu’on est et ne pas se cacher derrière des conventions, des facilités. Il faut croquer la vie !