L’ombre de nos nuits

lombre de nos nuitzs

Gaëlle Josse

Les éditions Noir sur Blanc. Notabilia, 2016

J’apprécie beaucoup les romans de Gaëlle Josse et celui-ci n’a pas dérogé à la règle. Déjà, en lui-même, « L’ombre de nos nuits » est un bel objet imprimé. La lecture en fut plus qu’agréable ensuite.

On entend trois voix dans ce roman : celle de Georges de la Tour, celle de son assistant et celle de la narratrice qui croise le tableau « Saint Sébastien soigné par Irène » de Georges de la Tour dans un musée de Rouen.

Tout le déroulement du livre se situe entre le moment où la narratrice se pose devant le « Saint Sébastien » de Georges de la Tour dans ce musée de Rouen et le moment où elle quitte le musée. On est plongé dans la vie de la narratrice qui nous parle d’une histoire d’amour terminée et on est en même temps plongé dans la genèse de ce tableau.

Avant tout cette histoire de femme qui s’accroche à un homme qui n’est pas amoureux d’elle. J’ai ressenti un peu de pitié pour elle. On voit tout son amour pour lui, elle veut y croire. Et quand elle le quitte. Ouf ! J’ai respiré d’un coup. Tellement c’était tendu et désespéré. Cette rupture a été un vrai électrochoc et cette femme a retrouvé un peu de lucidité et réagit pleinement sur cette rupture.

C’est un très beau livre qui prend de la profondeur au fur et à mesure de la lecture.

 

Comment un peintre aborde-t-il un sujet ? Comme un nouvel amour ? Collision frontale ou lente infusion ? La claque ou la pieuvre ? Le choc ou la capillarité ? Plein soleil ou clair-obscur ? Toi tu m’avais éblouie. Ensuite, je me suis aveuglée.

 

Alléger. S’alléger. Le plein naît du vide. Simplifier. Densifier. Nous n’emporterions rien avec nous dans notre ultime voyage. 

 

Ce qui se passe au profond de nos âmes est souvent noir comme la nuit, comme celle qui sert de fond à mes compositions, lorsque nulle lueur ne les atteint. 

 

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Le dernier gardien d’Ellis Island

Gaëlle Josse

Editions Noir sur Blanc, collection Notabilia, 2014

Le dernier gardien

 

J’ai eu plaisir à retrouver l’écriture de Gaëlle Josse. J’avais lu d’elle « Les heures silencieuses », « Nos vies désaccordées », « Noces de neige ». Des histoires différentes à chaque fois.

On découvre ici le journal du dernier gardien D’Ellis Island. On entre dans la tête de cet homme et on découvre son histoire. Son arrivée sur l’île, la description et l’histoire des lieux. Sa vie personnelle mélangée à la grande Histoire.

Il écrit sur son arrivée, son mariage avec Liz, devenue infirmière sur l’île et s’occupant des migrants, son décès, son amour éphémère pour une jeune italienne, Nora, très mystérieuse…

On découvre ainsi ce lieu chargé d’histoire.

Le site créé par l’auteur (http://derniergardienellis.tumblr.com/) complète la lecture par des photos, vidéos, citations…

Cela me donne envie de voire le film « The immigrant ».