Le groupe

 

Jean-Philippe Blondel

Actes Sud Junior, 2017

 

Le groupe, c’est ce groupe de lycéens qui se réunit avec deux professeurs, une heure par semaine, pour écrire ensemble. C’est un atelier d’écriture sur base du volontariat. Il y a une dizaine de lycéens.

J’ai été sceptique sur un point, c’est sur la durée de l’atelier : une heure. Une heure où on découvre la consigne d’écriture, où on écrit (une vingtaine de minutes) et où on lit son texte aux autres avec un retour bienveillant des autres membres. Des textes assez longs pour certains.

Je pratique l’écriture dans un atelier d’écriture chaque mois. Mais cet atelier dure 5 heures. On est à peu près une douzaine. On découvre et commente le sujet pendant 15 minutes. On écrit pendant 3 heures environ. Et les deux heures restantes, chacun lit son texte et tout le monde peut commenter ensuite. Un lien se crée entre les différents participants où on apprend à se connaître par les textes de chacun, son univers, son écriture. C’est très intéressant.

Dans ce livre de Jean-Philippe Blondel, les exercices peuvent sembler bateau mais ce sont des déclencheurs d’écriture. Tout le monde produit.

Ce qui est intéressant dans ce livre, ce sont les liens qui se créent au fur et à mesure des ateliers dans le groupe. La pratique de l’écriture et de ce qu’on y livre rapproche, crée du lien comme peut l’être celle de la lecture. Des gens différents, de personnalités différentes, de milieux sociaux différents peuvent se retrouver autour d’une même pratique.

J’aurai aimé connaître cette pratique d’écriture au lycée ou à la fac.

C’est un livre intéressant mais réservé à un public d’ados de part de l’écriture qui manque un peu de profondeur.

Du même auteur, j’avais beaucoup aimé « Blog ».

 

Dernière lectures…

« G229 » de Jean-Philippe Blondel

G229

Buchet Chastel, 2011

Histoire de me remettre dans le bain de la rentrée, j’ai lu ce livre de Jean-Philippe Blondel dont j’avais déjà énormément aimé « Blog ».

Ce livre est composé du ressenti de l’auteur sur son métier de professeur d’anglais, sa salle de classe, la « G229 », ses élèves actuels et anciens, la confrontation de ses rêves de jeunesse et sa vie actuelle, sa famille…

C’est un livre agréable et positif sur le métier d’enseignant.

 

« La tête de l’emploi » de David Foenkinos

Tete de l'emploi

France Loisirs, 2014

Sur la 4e de couverture, il est écrit à propos de son personnage principal « Bernard » : Buster Keaton post-moderne, il va devoir traverser ce roman drôle et mélancolique pour tenter de retrouver sa place dans un monde en crise.

Je n’ai pas trouvé ce livre drôle. Le temps maussade n’a pas du aider la lecture. Quelqu’un qui perd son emploi, sa femme, constate que sa vie a été plutôt une illusion et a reposé sur peu de choses…

J’ai noté néanmoins des petites réflexions intéressantes :

– Sur l’usure du couple :

« Advient un moment où il semble sans intérêt de partager ses pensées ».

« Avec les années, on en vient à survoler nos vies, on confie des bribes de manière mécanique. On partage des résumés, alors qu’on aimait tant les digressions. Parler des heures pour ne rien dire, cela me manque. Maintenant, nous parlons quelques minutes et cela suffit à tout se dire. »

– Sur les images préfabriquées et l’image de soi :

« Je ne m’étais jamais rendu compte à quel point tout le monde avait une image préconçue de moi. Alors que je me sentais souvent flottant, incapable de savoir ce que je ressentais réellement, les autres n’avaient aucun mal à me ranger dans une catégorie. »

– Sur l’expression « Refaire sa vie » :

« Cela voulait dire quoi refaire sa vie ? Ça voulait dire que la première avait été ratée, et qu’il fallait donc la refaire.  Ça voulait dire qu’on sortait d’un brouillon, d’un travail mal fait, et que tout était à recommencer. J’avais raté ma vie : j’avais été nul en vie. J’étais comme un redoublant. J’avais vécu cinquante ans, et maintenant on me demandait de tout refaire.  Le soir encore, j’y repensais, à cette expression, elle me hantait, elle m’obsédait, elle me narguait. Mais c’était la réalité de ce qui m’attendait : moi aussi, je devais refaire ma vie. »

 

« Avant d’aller dormir » de S.J. Watson

Avantd'aller dormir

Pocket, 2013

C’est un livre très prenant.

L’héroïne se lève chaque matin en ayant oublié 20 ans de sa vie, ne reconnaît pas son mari, ni sa chambre.

Chaque jour, elle consigne dans un journal les brides de souvenirs qui lui reviennent dans la journée ou ce qu’elle apprend sur sa vie dans la journée. Car le lendemain matin, elle aura tout oublié.

Le matin, un docteur l’appelle pour lui dire où se trouve son journal, et elle commence la journée par lire ce qu’elle a écrit. Elle écrit son journal en cachette de son mari car il y a beaucoup de choses troublantes dans son histoire.

J’ai beaucoup aimé, l’auteur sait ménager le suspense tout au long du livre et le dénouement de l’histoire est incroyable.

C’est une bonne lecture pour l’été.

 

Bilan PAL : J’ai fait diminué ma PAL de 3 livres. Yes !!!!