Mes derniers achats à Saint Maur en poche

Saint Maur en poche est un merveilleux salon où règne la convivialité et le bon esprit. Et surtout, il permet de rencontrer en toute simplicité des auteurs : des auteurs de littérature générale, des auteurs de polar et des auteurs jeunesse.

J’ai revu avec plaisir Valérie Tong Cuong, une auteure que j’aime énormément autant pour ses romans que pour sa personnalité et sa gentillesse. J’ai pris « Gabriel » que je n’ai pas encore lu et « Pardonnable, impardonnable » pour une amie.

J’ai fait ma timide devant David Nicholls et j’ai envoyé un émissaire lui demander une dédicace. J’ai découvert Nicolas Delesalle et ses livres « Le goût du large », « Un parfum d’herbe coupée ». Son troisième livre sur lequel il travaille sera une réflexion sur ce qu’on vit actuellement, ce marasme ambiant. Enfin, si j’ai tout compris. J’ai envie de lire aussi « La Drôle de vie de Zelda Zonk » de Laurence Peyrin et j’ai appris que Zelda Zonk est le nom que donnait Marilyn Monroe quand elle voulait passer incognito (j’ai du mal à imaginer comment elle pouvait passer incognito juste en donnant un autre nom…).

Et puis, je suis allée dire à Lionel Duroy que j’avais beaucoup aimé « Echapper » que j’ai lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2016 et j’ai pris « L’hiver des hommes » qui a eu le Prix Renaudot des Lycéens en 2012. Pour moi, c’est une référence les prix donnés par les lycéens.

Voici le butin ramené.

photo 2016 Saint Maur en Poche

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Echapper

Echapper

Lionel Duroy

Julliard, 2015

J’avoue tout de suite que la quatrième de couverture ainsi que les toutes premières pages ne m’ont pas été agréables. J’avais l’impression d’avoir affaire avec un narrateur totalement misogyne. Après, ayant compris que le narrateur avait été quitté par son épouse, j’ai compris que c’était surtout un homme blessé et j’ai donc été plus compréhensive.

J’ai aimé que la narrateur cherche « un espace où survivre » dans les livres et aussi le fait qu’il se lance dans un voyage en Allemagne sur les traces d’un roman « La leçon d’allemand » de Siegfried Lenz et de ses personnages.

Le narrateur a tellement aimé le livre qu’il envisage même d’en écrire la suite. Il nous donne à lire les périples et ses déconvenues au fur et à mesure de son voyage. Il nous parle de ce livre qu’il écrit au fur et à mesure, et c’est celui qu’on tient dans les mains.

Cet homme jouit d’une grande liberté et cela est rare aujourd’hui. On entre dans la création littéraire et le rapport entre la vie et littérature. Un livre vraiment très intéressant.

Cependant que tous ces bouleversements s’enchaînaient, je m’étais mis à écrire un livre qui faisait de notre vie un roman, et de nous des personnages de roman, comme je l’avais toujours fait en réalité, pensant que c’était la seule façon de transformer le désordre en une œuvre artistique qui dise quelque chose de singulier sur notre condition, nous autres humains, capable d’éveiller l’intérêt de lecteurs – j’allais écrire capable d’éveiller le désir, comme je l’ai si fortement ressenti à la lecture du livre de Lenz, mais c’est peut-être un peu prétentieux en ce qui concerne mes élèves. 

Lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2016