Les convalescentes, Michèle Gazier

Les convalescentes

Seuil, 2014

Où est le commencement quand on lâche prise ?

On découvre ce début d’amitié entre trois femmes : Oriane, jeune femme anorexique, Lise, professeur qui a fait un burn out (bien que ce mot ne soit jamais dit, elle fuit plutôt sa vie personnelle que sa vie professionnelle) et Daisy, cette américaine qui se remet physiquement d’un accident, accompagnée d’un ténébreux mari .

L’intrigue se noue autour de cet étrange couple. Oriane s’amourachera de l’homme, Lise se tournera plutôt vers Daisy afin peut-être de combler la solitude.

En effet, ces trois femmes sont dans un lieu, un peu hors du temps qu’est la maison de convalescence.

Chacune fera un cheminement et ce cheminement sera vers la vie.

Je découvre un lien avec le livre de Véronique Olmi, précédemment lu, avec la prise de conscience de la vie, du temps qui passe… Et qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que vivre ?

La fin du livre est surprenante et cela m’a fait sourire et rire. Les femmes sont fortes, incroyablement fortes.

J’ai aimé ce passage à la fin du livre :

C’est Lise qui parle.

« Elle sait désormais que plus jamais elle ne vivra comme avant. Elle a besoin de solitude, de liberté. Exister seule. »

Je crois qu’il est important d’exister seule pour mieux être avec les autres. C’est ma philosophie de vie.

La lecture de ce roman m’incite bien sûr à découvrir d’autres romans de l’auteur.

 

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