Vers la beauté

David Foenkinos

Gallimard, 2018

Commencer à lire un roman de David Foenkinos, c’est comme ouvrir un emballage d’un bonbon acidulé et savoir qu’on va y prendre du plaisir. La prose de David Foenkinos a cet effet de m’apporter beaucoup de bien être. Il a le don de nous embarquer dans ses histoires et j’ai beaucoup apprécié celle-ci qui nous embarque au Musée d’Orsay devant le tableau de « Jeanne Hébuterne assise » de Modigliani et dans l’histoire d’Antoine, professeur à l’Ecole des Beaux Arts de Lyon qui décide de quitter son travail du jour au lendemain et de devenir gardien au Musée d’Orsay.

Ce roman, je l’ai savouré sur plusieurs jours. Pourtant, tout le roman tourne autour d’un drame arrivé à une jeune fille au talent artistique prometteur. Je suis passée par plein de sentiments : la colère, la tristesse mais aussi le sourire, le rire car le personnage principal nous fait rire par sa maladresse. Les personnages masculins de cet auteur sont toujours un peu naïfs.

Le monde de l’Art présent par le Musée d’Orsay, l’Ecole des Beaux Arts, ce tableau de Jeanne Hébuterne m’a vivement intéressé.

Voilà, j’ai lu passionnément ce roman !

Dès le week-end suivant, elle acheta des pinceaux et des tubes de peinture. Elle voulait commencer de manière artisanale ; à cet instant, le désir était plus fort que l’inspiration. Elle ne savait pas quoi peindre. Peu importait. Le simple fait d’avoir un chevalet face à elle, un tablier et une palette de couleurs la remplissait d’une satisfaction totale ; le préliminaire à la création est déjà une extase en soi. Elle pensa :

« Ce que je fais, c’est ce que j’ai toujours voulu faire. » Elle venait de déchiffrer une intuition qui flottait dans son corps. Celle de se vivre comme une artiste. Tout ce qu’elle avait vécu jusqu’à maintenant n’avait été qu’une attente inconsciente ce qui se passait là.