Mudwoman, Joyce Carol Oates

Philippe Rey, 2013

Emprunt médiathèque

Mudwoman

 

J’ai choisi de lire ce livre, car je voulais savoir comment on pouvait devenir la première femme, présidente d’une université en ayant été une petite fille qu’on a abandonnée dans la boue à 3 ans.

Je pensais à un livre éminemment positif du genre que rien n’est définitif, qu’on peut avoir eu un mauvais départ dans la vie et réussir sa vie et être heureux par la suite. C’était sans compter sur Joyce Carol Oates où tout est torturé.

En effet, ce livre présente les différentes facettes de la vie de Meredith Ruth (M.R.), sa première année en tant que présidente avec des retours sur le drame de sa vie : avoir été abandonnée dans les marais par sa mère, dans la boue afin qu’elle y meurt. Drame épouvantable. Elle a été sauvée, a pu avoir des parents adoptifs qui ont tout faits pour elle. Mais tout n’est pas rose et sous couvert de bons sentiments se cachent des raisons troubles.

M.R. est tourmentée dans sa relation aux hommes mais aussi par le surmenage qui est lié à sa nouvelle fonction qui exacerbe tout. Elle en perd l’essence d’elle-même et sa vie devient vide.

Le personnage de M.R. est complexe et la dernière scène nous montre que tout peut déraper. Cela fait peur.

Encore un bon Oates, bien écrit et addictif.

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