Clair de femme

 

 

Clair de femme

 

Romain Gary

Folio

Editions Gallimard, 1977

Cela faisait longtemps que j’avais envie de lire Romain Gary et c’est chose faite avec « Clair de femme ».

Le temps du roman est court, quelques heures où le narrateur cherche une autre femme alors que sa femme vient de décéder. Trouver une autre femme pour qu’elle revive dans cet autre.

Je n’avais pas la moindre chance de m’en tirer seul et la raison était bien simple : j’avais trop aimé pour être encore capable de vivre de moi-même. C’était une impossibilité absolue organique : tout ce qui faisait de moi un homme était chez une femme.

Je vivrai jusqu’au plus grand âge, pour te donner ma mémoire. J’aurai toujours patrie, terre, source, jardin et maison : éclair de femme. Un mouvement de hanches, un vol de chevelure, quelques rides que nous aurons écrites ensemble, et je saurai d’où je suis. J’aurai toujours patrie féminine et ne serai seul que comme une sentinelle. Tout ce que j’ai perdu me donne une raison de vivre. Intact, heureux, impérissable. Eclair de femme.

J’ai apprécié l’écriture de Romain Gary dans cette quête du narrateur d’une autre femme. Bien sûr, il est perdu car sans femme, il ne sait être. On découvre peu à peu qui était sa femme et le type de relation qu’il entretient avec sa femme. Son désespoir de la perte se transfigure dans cette quête. A aucun moment, je ne me suis ennuyée dans cette lecture, le langage utilisé est riche et j’en ai apprécié la teneur.

Je suis prête à découvrir d’autres romans de Romain Gary.