Nous étions faits pour être heureux, Véronique Olmi

Nous étions faits pour être heureux

Albin Michel, 2012

J’aime beaucoup Véronique Olmi. Je ne serai expliqué pourquoi. Peut-être pour son premier livre lu « Le premier amour » et peut-être pour la thématique qu’elle use dans ses romans. Je l’ai aussi beaucoup apprécié dans sa pièce « Une séparation » où je la découvrais auteur de théâtre et actrice.

Dans « Nous étions faits pour être heureux », il est encore question d’une histoire d’amour entre Serge et Suzanne, une histoire qui va les faire basculer dans la vie.

Ils ont pris conscience des faux-semblants, des peurs de chacun. Ils se sont aimés et se sont quittés.

Nos rêves d’enfants, il ne faut pas les oublier, ils sont l’essence de notre vie. Passer à côté et on est dans l’illusion de la vie.

La rencontre et l’amour de Serge et de Suzanne peut sembler improbable au prime abord mais elle a un lien : le piano. Elle est accordeuse de piano et lui, a en mémoire un souvenir traumatique d’enfance où sa mère se fait écraser les doigts violemment sur le piano.

L’écriture est austère comme on peut être austère quand on fait le bilan de sa vie et qu’on se rend compte qu’on ne l’a pas vraiment vécue jusqu’à présent. « Austère » n’est pas vraiment le bon mot, mais « grave » serait mieux. L’écriture grave nous mène ici à la vie. Et la fin de l’histoire nous mènera à la vie, à la conscience de la vie.

Ce livre est du côté de la vie.