N’oublie pas les oiseaux

Murielle Magellan

Julliard, 2014

J’ai acheté ce livre en 2015 avec d’autres livres. Je ne l’ai pas lu tout de suite. Depuis 2015, je l’ai feuilleté, mis en haut de la PAL souvent, il est resté longtemps sur ma table de chevet mais ce n’était jamais le bon moment pour le lire. J’ai bien fait. Ce roman est dense et intense dans son intention où l’auteur se livre à nous, nous livre une histoire d’amour qui a embrasée une partie de sa vie. On découvre aussi son parcours depuis qu’elle fût jeune fille dans le monde du théâtre jusqu’à son travail de scénariste. J’ai lu précédemment le dernier roman de Murielle Magellan « Changer le sens des rivières » qui m’a vraiment touchée et c’est ce qui m’a donné le signal pour enchainer sur « N’oublie pas les oiseaux ». 

Et puis mon quotidien a repris. J’y allais dans la vie à grands pas, à grand appétit, à grandes dents. J’embourrais mon emploi du temps de cours de théâtre, de cours de chant, de far, de petits boulots, d’écrits sur des carnets, de spectacles à découvrir, de stages, de rencontres, d’assistanats. 

Je commençais à en croiser, des gus à fortes personnalités, des inspirés, des talentueux. Je commençais à entrevoir tous les carrefours, et les places. Je ramais. Je trimais sans compter. Je riais si on me faisait rire. J’aimais rire. Je n’étais pas joyeuse. J’étais sombre. Mais je traquais les occasions de rigolades. Et j’écrivais toujours, sur mes carnets, que malgré les visages qui se multipliaient comme des petits pains dans ma vie protéiforme, il n’y en avait pas un comme celui de cet homme-là.

Le livre commence sur les premières incursions de Francis Morane dans la vie de Murielle Magellan, alors toute jeune fille. Francis Morane a 25 ans de plus qu’elle et est un Don Juan incorrigible. Il se passe quelque chose dès les premiers moments dans son coeur à elle. Sa vie semble tourner autour de lui bien qu’elle multiplie ses projets : écriture de chansons, de pièce de théâtre… Petits boulots pour vivre, les études de lettres qu’elle poursuit.

Elle vit à cent à l’heure. A un moment, ils seront ensemble et auront un enfant. Elle mène une vie d’incertitudes quand à son couple. Rien ne semble stable. C’est une relation forte car ils travaillent dans des domaines similaires et je pense qu’ils s’apportent beaucoup mutuellement. Elle, sa jeunesse et son regard neuf, sa force de travail, lui, son expérience, sa folie aussi.

Je crois que tout le monde n’est pas capable de vivre une telle relation. 

J’ai quasiment le même âge que la narratrice et c’était intéressant de découvrir son parcours de vie et ses interrogations. On voit que rien est lisse mais que toute situation apporte beaucoup dans les parcours de vie. 

C’est un livre à lire mais après avoir lu au moins un autre livre de Murielle Magellan ou bien d’avoir vu les films dont elle a été scénariste ou réalisatrice. C’est un livre autobiographique. 

J’ai eu la chance de rencontrer Murielle Magellan à une soirée littéraire à Brunoy et ce fut intéressant d’échanger avec elle sur son oeuvre. C’est une auteure que je vais continuer à suivre. Assurément !

Une anecdote : J’ai découvert dans ce roman qu’il y avait eu un festival Corneille à Barentin, en Normandie. C’est la ville où je suis allée au lycée, le Lycée Thomas Corneille. Les parents de Francis Morane, ainsi que ce dernier y ont contribué à l’existence de ce festival. 

Ce livre est enfin sorti de ma PAL où il y était depuis 4 ans.

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Changer le sens des rivières

Murielle Magellan

Julliard, 2019

Alexandre a déjà imaginé le scénario dans lequel cette liaison pourrait l’entraîner : il s’attache à elle, à sa sensualité, à son art de l’étreinte, il se revoient, ils font l’amour souvent; le reste du temps, il monologue et elle l’admire. Pas de répondant. Trop de disparités. Peu à peu le désir s’étiole, plus rien ne les tient, il se lasse et la quitte triste d’incarner une supériorité qu’il se refuse à assumer, mais qu’il ressent pourtant. 

Marie est une jeune serveuse vaillante, elle a 23 ans. Elle s’assume complètement et elle assume son père malade. Et elle compte, elle compte son revenu, ses charges, son budget. Elle se maintient à flot. Elle s’amourache d’un garçon, cet Alexandre, qui la trouve belle et sensuelle. C’est un jeune graphiste, passionné de cinéma et rêve de réaliser des films. Marie n’a pas sa culture, elle ne connaît pas Truffaut et encore moins « Le dernier métro ». Ce fossé fait qu’il prend la décision de ne pas poursuivre la relation. Marie ne le comprend pas, ne l’admet pas. Cela dérape.

Murielle Magellan décrit parfaitement l’esprit et l’univers de Marie. Je me suis attachée tout de suite à ce personnage droit et honnête évoluant dans un milieu social que je connais bien.

Elle se retrouve confrontée à la justice et le personnage du juge sera déterminant dans son avenir.

J’ai beaucoup apprécié que Marie s’éveille, jour après jour. Elle s’éveille à elle-même, ses capacités, elle prend confiance en elle et elle s’ouvre sur le monde, la vie, tous les possibles. Elle n’est plus enfermée dans sa condition et peut imaginer un ailleurs, un autrement (« sa ségrégation culturelle inconsciente »). Son conditionnement de classe fait qu’elle pensait qu’elle devait rester à sa place mais une rencontre, des rencontres l’ont fait avancer.

Alexandre, son petit ami, semble plus armé culturellement, mais reste un grand rêveur et ne semble pas avoir toute cette disponibilité d’esprit pour évoluer. On se doute qu’il ne deviendra jamais réalisateur.

Elles semblent libres, tellement plus libres que Marie avec son emploi du temps, ses contraintes, ses dettes, ses doutes, ce sentiment confus d’un monde inaccessible et interdit dans lequel Inge et Victoria pataugent sans complexe pour se retirer quand ça leur chante. 

Marie est entrée dans la vie, elle en a pris les rennes et ira où elle voudra.

Demander, et insister. Oser. Chercher. Etre au-delà des humiliations. Sans rancune. Sans tenir les comptes. Il fallait donc cela pour apercevoir un peu de l’infinie richesse du monde qui semble s’éclairer désormais comme un labyrinthe vu du ciel. 

On ne naît pas égaux au départ (corps, environnement familial et social…) mais la force de chacun, la prise de conscience, des rencontres ou pas peuvent tout faire changer. Chacun décide de l’orientation de sa trajectoire (et aussi de ses bifurcations) dans la vie et en est responsable. Oui, c’est très sartrien comme point de vue. Le travail et l’engagement priment et bien sûr, il faut de l’audace pour envisager un projet qui peut sembler inaccessible au premier abord.

J’ai beaucoup apprécié ce roman et l’écriture de Murielle Magellan. On y ressent beaucoup de tendresse et de bienveillance pour ses personnages, toute l’humanité qui est en chacun d’eux est exprimée. Ce roman se passe au Havre, la ville de mes années d’étudiantes et cela ajoute de la tendresse supplémentaire. Ce roman m’a beaucoup touchée. Je vais le garder précieusement. C’est un roman qui fait beaucoup de bien. La douceur n’y est pas présentée comme de la faiblesse.

En m’intéressant au parcours de Murielle Magellan, je la vois partout maintenant car elle a fait et elle fait beaucoup de choses : romancière, scénariste, auteure et metteur en scène au théâtre (comment dit-on au féminin ?). J’ai vu dernièrement à la télévision le film « Une famille à louer » de Jean-Pierre Améris dont elle a écrit le scénario avec comme acteurs Virginie Efira et Benoît Poelvoorde où on retrouve ce thème de personnages de milieux différents qui ne communiquent pas au départ et qui s’ouvrent ensuite à l’autre ensuite. Elle a été scénariste aussi du film « Ange et Gabriel » d’Anne Giafferi avec Isabelle Carré et Patrick Bruel et de « Sous les jupes des filles » d’Audrey Dana.

Je suis en train de lire « N’oublie pas les oiseaux », un roman autobiographique qui nous montre la richesse du parcours de Murielle Magellan et aussi son humanité. Je prends beaucoup de plaisir à lire ce roman autobiographique.

 

La mer monte

Aude Le Corff

Stock, 2019

Premier roman que je lis d’Aude Le Corff.

2042. La transition écologique a eu lieu. Les températures sont caniculaires à Paris. Le niveau de la mer a monté. Aude Le Corff décrit cette société qui a du s’adapter en urgence. Mais l’essentiel de l’histoire se centre sur Lisa et le passé de sa mère, Laure.

L’auteure nous embarque sur un mystère dans le passé de Laure qui est la disparition de son petit ami, Thomas, une disparition soudaine qui a eu des conséquences sur toute sa vie et aussi celle de Lisa.  Le roman alterne entre le journal de Laure qui a été lu par Lisa et les parties de Lisa qui cherchent à comprendre sa mère et enquête . J’ai été attiré par ce livre car j’avais envie de découvrir comment Aude Le Corff imaginait notre monde dans 30 ans. C’est juste une description de fond.

L’idée de départ est intéressante mais j’ai ressenti beaucoup de longueurs à la lecture. La description du monde de 2042 n’est pas suffisamment liée de manière fluide à l’histoire des personnages. L’alternance du passé de Laure et le monde de 2042, la relation entre la mère et la fille, ce mystère de cette disparition où on ne comprend pas qu’il y ait eu autant d’impact sur l’histoire de cette famille m’ont semblé un peu confus.

Un état d’urgence mondial fut décrété. Plus question de continuer à produire de gaz à effet de serre, à l’évidence, le monde ne le supportait plus. Dès 2024, le diesel et l’essence furent bannis des pays occidentaux, du Japon et de la Chine. Les centrales à charbon et les raffineries qui figuraient parmi les plus polluantes commencèrent à fermer. Les usines qui ne respectaient pas le zéro carbone furent plastiquées par des groupuscules écologistes, de plus en plus puissants et nombreux. Des villes entières sont restées sans électricité fiable et régulière pendant des mois, le temps que des solutions alternatives se mettent en place. Un effort spectaculaire a été entrepris pour développer les énergies propres au détriment des lobbys, et rapidement, les voitures électriques, solaires ou à hydrogène sont devenues la norme. Tout fonctionne dans nos pays favorisés grâce aux énergies renouvelables, au recyclage, à la biomasse, avec une optimisation de la gestion de l’eau. Le résultat se fit rapidement sentir, les citadins respiraient mieux, nous mangions plus sainement. 

Oui, les années à venir vont être décisives mais on a l’impression que le monde pratique la politique de l’ autruche. Impression qu’on ne peut rien attendre des gouvernements mais que chacun doit agir pour notre Terre. Dans ce roman, cela s’est fait dans l’urgence suite à des catastrophes telle que la destruction de New York par un ouragan.

 

A la ligne

Joseph Ponthus

La Table Ronde, 2019

La vraie et seule liberté est intérieure

Mes mots peinent autant que mon corps quand il est au travail

J’ai hésité à lire ce livre et quand je l’ai eu entre les mains et lu quelques lignes, je l’ai tout de suite pris et lu.

Ce livre m’a emporté dans ce travail quotidien et harassant, emportant tout avec lui, dans ce travail à l’usine d’abord et ensuite dans les conserveries de poissons et dans un abattoir.

On se demande comment on peut ressortir de sa journée à l’abattoir. Et toujours ces gestes répétitifs, mobilisant tout le corps, sa force, son énergie, avec des horaires décalés où la récupération sera difficile.

Incessants cauchemars martelés
Répétitifs
Quotidiens

Pas une sieste pas une nuit sans ces mauvais rêves de carcasses
De bêtes mortes
Qui me tombent sur la gueule
Qui m’agressent
Atrocement
Qui prennent le visage de mes proches ou de mes peurs les plus profondes

Cauchemars sans fin sans vie sans nuit
Des réveils en sursaut
Draps inondés de sueur
Presque toutes les nuits

Joseph Pontus nous a fait plonger dans ce quotidien à sa manière, avec son style que j’ai beaucoup apprécié en allant à la ligne et en n’usant pas de ponctuation. Cela donne un sentiment de tension permanente. Un sentiment d’enfermement dans ce travail oppressant.

Les mots, l’écriture, la littérature ont semblé être des moyens de garder la tête hors de l’eau pour l’auteur et d’avoir du recul sur ce monde du travail très particulier et pourtant vécu par des milliers de personne. Ce travail marque la chair et marque l’âme, chaque jour étant une épreuve à surmonter, un temps contracté et envahissant.

L’usine est
Plus que tout autre chose
Un rapport au temps
Le temps qui passe
Qui ne passe passe pas
Eviter de trop regarder l’horloge
Rien ne change des journées précédentes

Un roman à lire pour son écriture et aussi pour la réalité qu’il soulève. J’ai apprécié toutes les références littéraires.

J’ai noté une référence dans ce livre pour prolonger la lecture « Le journal d’un manoeuvre » de Thierry Metz.

Vox

Christina Dalcher

Nil, 2019

Un bandeau faisant référence à « La servante écarlate », ce roman que j’ai tellement adoré, m’a fait acheter « Vox ». 

Un page-turner qui donne des frissons dans le dos. 

Une dystopie où la voix des femmes est bâillonnée. En effet, les femmes, les petites filles ont un bracelet qui comptabilise les mots dits chaque jour. Elles n’ont droit qu’à cent mots par jour. Si elles dépassent les 100 mots, elles subissent une décharge électrique… Et c’est un vrai cauchemar. 

Comme les femmes ne peuvent quasiment pas parler, elles ne peuvent pas travailler non plus. Elles se taisent et se retrouvent chez elles où elles n’auront pas le dernier mot dans leur famille. La suspicion y règne. Dans sa propre famille, dans son quartier entre voisin, tout le monde fait attention, surtout les femmes. Car les hommes sont libres eux bien qu’on se retrouve chez Big Brother.

On découvre donc Jean Mc Clellan, une ancienne docteure en neurosciences, mère de trois garçons, dont un ado et d’une petite fille Sonia, six ans qui porte déjà un bracelet.

L’inquiétude pour cette petite fille est prégnante, quelle sera sa vie ? Quel impact aura sur son développement le fait qu’elle ne puisse pas parler ? 

Ce monde se retrouve vite oppressant. Les femmes n’ont plus accès à l’écrit. Les livres ont disparu de la vue de toutes les femmes. Sonia, à l’école, n’apprend pas à lire mais à bien se taire et apprend tout dans le domaine ménager.

Cette société se trouve uniquement aux Etats-Unis, un point commun avec « La servante écarlate ». 

On suit l’aventure de Jean qui retrouve sa parole et son travail suite à la demande du président de trouver un remède à l’aphasie soudaine de son frère, spécialité de Jean. Elle va au fur et à mesure découvrir le pot aux roses qui fait froid dans le dos. 

Je suis peut-être pessimiste mais cette dystopie où la femme ne peut plus s’exprimer dans le sens littéral du terme et donc choisir sa vie est tellement plausible pour moi. Je n’ai pas de statistiques dans ce domaine mais j’aimerais savoir le pourcentage au monde des femmes qui ont la parole bâillonnée, les femmes qui ne peuvent pas décider de leur vie. Impression de régression après des années qui me semblaient plus libres pour les femmes, où l’avenir était celui de tous les possibles.

Un Trump a réveillé les consciences féminines aux Etats-Unis où on voit des femmes issues de minorités prendre des sièges au Congrès. De l’espoir, il y en a toujours. 

J’ai apprécié cette lecture qui était captivante et interroge bien sûr en confrontant notre monde à cette dystopie, être une femme et voir les peurs que cela engendre…

Par contre, ce qui m’a vraiment dérangé dans cette édition, c’est le nombre de coquilles qui rendait parfois une phrase incompréhensible ou inversait le sens d’une phrase.  Dommage !

 

La libraire de la place aux Herbes

Eric de Kermel

Eyrolles, 2017

Eric de Kermel se met à la place d’une libraire qui ouvre une librairie à Uzès. On découvre à travers son regard son amour des livres avec de nombreuses références, ses clients et l’impact de la littérature sur chacun. Chaque chapitre correspond à une histoire particulière. 

La littérature offre un voyage, fait réfléchir sur des questions essentielles. Elle aide à surmonter des blessures de la vie. Elle accompagne chaque lecteur. La découverte de la lecture donne le pouvoir de plonger dans la littérature et donne une autre dimension à la vie. 

La littérature est sensuelle.

J’aime les auteurs qui savent donner des odeurs à leurs histoires, ceux dont les mots peuvent frôler ma peau ou s’y poser lourdement. 

J’avais ainsi eu le sentiment d’avoir été au milieu des ruines de Beyrouth en lisant le livre de Sorj Chalandon, Le Quatrième Mur. J’étais sortie de ces pages blessée comme une femme au coeur de la guerre libanaise. 

C’est un bon exercice que de chercher la couleur dominante d’un livre, son odeur, son bruit…

On peut faire cela avec chaque moment que nous vivons. 

Livre très plaisant à lire si on aime les librairies et les livres. Par contre, quelque chose dans le style manquait selon moi de poésie dans les mots. Les mots parfois distants pouvaient être à d’autres moments touchants surtout quand l’auteur fait vivre ses personnages, des personnages très attachants.

On se retrouve dans les propos de la narratrice sur le plaisir procuré par la lecture, le partage entre lecteurs et l’importance de la lecture dans la vie de chacun des personnages. 

J’ai beaucoup apprécié les différentes citations de livres dans chaque partie, les conseils de la libraire adaptés à chaque client. 

J’ai découvert avec ce livre qu’Eyrolles publiaient des romans, je pense avec une ligne éditoriale qui sont les livres avec une orientation de développement personnel. 

 

Instincts

Sarah Marquis

Pocket, 2017

 

Aujourd’hui, je suis plus sauvage que jamais, à l’intérieur : le vent souffle, la roche après la pluie exhale son odeur, le premier soleil livre sa caresse. Ma mémoire contient la Nature, l’intensité, l’urgence de manger chaque seconde. Je faite de la Nature, nous le sommes tous. J’ai juste pris le temps de la fouler de mes pieds, c’est tout. 

Comme une amie, elle s’est ouverte à moi, à chaque pas un peu plus. Aujourd’hui, elle m’habite, je l’ai remerciée de ma sueur, de mes joies, de mes pleurs, de mes douleurs… 

Je ne peux que vous dire : « Soyez le héros de votre vie. »

Peu importe ce qui vous fait vibrer, suivez la mélodie de votre coeur. Vous êtes le seul à la connaître. 

Ce livre, où Sarah Marquis nous livre son expédition de trois mois à pied en Australie, est vibrant. 

Oui, Sarah nous fait vibrer dans chaque pas qu’elle fait pour avancer sous le poids de son sac. Elle nous fait vibrer de vie, de sagesse, d’espoir, de connexion avec soi-même.

On sent les cailloux sous nos pieds, le manque d’eau, la chaleur du Bush, le regard des petits animaux, la communion avec la Nature. 

Et surtout, ce pas après pas, on peut le mettre en pratique dans nos vies pour faire de nos problèmes un sujet inspirant pour vivre l’instant présent et ne plus se disperser. 

Par moment l’esprit se bloque et crée de faux problèmes. Lâcher prise demande une force cachée. Soudain, le problème devient source d’inspiration. 

Bref, j’ai adoré ce récit et apprécié de trouver de belles photos au milieu du livre. Ce qui est rare pour un livre en format poche.

J’avais lu de Sarah Marquis « Sauvage par nature », livre qui nous emmène loin aussi et qui traverse plusieurs pays.

J’attends avec hâte son prochain livre « J’ai réveillé le tigre » qui sortir le 25 avril 2019 chez Michel Lafon.